21-05-2015

HASSAN II SES EXPRESSIONS PHARES

HASSAN II

Premier discours du trône de Hassan II, le 3 mars 1961.

Dès sa première allocution royale, le roi donne un avant-goût de ce que sera son règne, basé notamment sur son statut de Commandeur des croyants. C’est à dieu que Hassan II estime devoir son pouvoir, et aussi sa survie, lorsqu’il échappera aux deux putschs de 1971 et 1972. “Grâce à dieu, je suis toujours vivant “, a-t-il déclaré au lendemain de la deuxième tentative de coup d’Etat.

“Au Maroc, nous sommes fondamentalistes, mais justement, le fondamentalisme nous interdit l’intégrisme.”

Dans l’émission “L’Heure de vérité”, diffusée en décembre 1989 sur la chaîne française Antenne 2.

Face à une brochette de journalistes connus, en direct du palais de Rabat, le défunt roi tente de mettre fin aux inquiétudes de la France face à la montée de l’intégrisme dans le monde musulman. En filigrane, il réaffirme “l’exception marocaine” en matière d’islam, élément essentiel du discours officiel de la monarchie.

Alors que le débat sur le port du voile bat son plein en France, il déclare dans cette même interview: “Les musulmans traditionalistes en France disent que le voile est essentiel”, mais au Maroc “la majorité des femmes marocaines ne portent pas le voile. (…) Je n’ai pas l’impression qu’en cela, elles contreviennent aux commandements de l’Islam.”

“Vous savez, les droits de l’homme c’est une affaire subjective et une affaire climatologique. Montesquieu vous le dira.”

En 1981, dans une interview donnée à la chaîne française Antenne 2.

Hassan II effectue sa première visite officielle en France depuis l’accession à la présidence de François Mitterrand. Le climat est tendu entre Hassan II et le nouvel hôte de l’Elysée, car ce dernier insiste sur le respect des droits de l’homme. Tout au long de son séjour parisien, le défunt roi a dû se justifier sur cette question auprès des médias français.

« Comment en est-on arrivés là? Soit du fait des Awbach ou des enfants manipulés. »

Extrait d’un discours royal de janvier 1984.

Le 19 janvier 1984, Nador est le théâtre de manifestations estudiantines réprimées. En cause, une décision du ministère de l’Education nationale: pour s’inscrire à l’examen du bac, chaque étudiant doit s’acquitter d’une somme comprise entre 50 dirhams et 100 dirhams pour l’inscription à l’université. L’ampleur des protestations n’avait d’égale que la colère de Hassan II.

« Il n’y a, à Kelaât Mgouna, que des roses. »

Dans l’émission “7 sur 7”, diffusée sur TF1en mai 1993.

Une nouvelle constitution vient d’être adoptée au Maroc et les années de plomb touchent à leur fin. Les victimes des bagnes, à l’exception des prisonniers sahraouis, ont tous été libérés. Au palais de Rabat, où se déroule l’émission, Anne Sinclair profite de cette ouverture démocratique pour poser une question qui fâche: “Y a-t-il des prisonniers politiques à Kelaât Mgouna?”

Avec son flegme habituel, Hassan II répond: “Kelaât Mgouna est un endroit touristique, madame, c’est la capitale des roses. Tazmamart, c’est de l’histoire ancienne.” Déterminée, la célèbre journaliste ne lâche pas prise: “Selon l’ONU, il existe un bagne secret à Kelaât Mgouna”. Et le défunt roi de répliquer, impassible: “Mon dieu, je vous répète que c’est la capitale des roses. Les gens ne connaissent pas la géographie du Maroc.”

« Je suis la conscience des Marocains, je le dis et sans la moindre menace, tout Marocain qui restera assis alors qu’un Palestinien est à la tribune, en train de comparer les Marocains à des sionistes, je souillerai la porte de sa maison, avec ce que vous savez, et il est inutile de préciser ma pensée. »

Extrait d’un discours royal de juillet 1986.

 

“Si je parlais à mon petit-fils, je lui dirais tout simplement que ce Sahara a toujours été lié au Maroc par les liens de l’allégeance et que, chez nous, souveraineté et allégeance (beïa) sont une seule et même chose.”

Dans une interview accordée à Jeune Afrique en 1985.

Hassan II répondait à la question: “Si vous aviez à raconter l’affaire du Sahara à un enfant, disons à votre petit-fils, comment vous y prendriez-vous?”. Intraitable sur la question de la marocanité du Sahara, il en profite pour asseoir la beïa qu’il définit aussi comme un lien de souveraineté sur les provinces du Sud. L’intervieweur n’est autre que le célèbre journaliste Hamid Berrada qui avait été condamné à mort en 1963 pour haute trahison, après avoir remis en cause le bien-fondé de la “guerre des Sables” contre l’Algérie.

“Naturellement, j’avais envisagé l’échec et je dois vous dire que le jour où l’on m’a annoncé la réussite, que les marcheurs étaient rentrés du Sud, j’ai regardé mon pays d’un tout autre regard. J’avais l’impression d’y renaître, car, si la Marche Verte avait échoué, j’avais décidé de le quitter.”

 

 

 

 

 

Publié par istiqulal dans HASSAN II | RSS 2.0

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